Comité d'échange Erve & Charnie / Sulzheim

Comité d'échange Erve & Charnie / Sulzheim

50ème anniversaire : discours du 17.04.2017 - Vaiges

Vous retrouverez ici les discours prononcés le lundi 17 avril 2017 à Vaiges dans le cadre des cérémonies officielles du 50ème anniversaire du jumelage :

 

- Damien Barrier, Président du Comité d'échange d'Erve & Charnie / Sulzheim

- Jean-Pierre Morteveille, Maire de Ste-Suzanne-et-Chammes

- Ulf Baasch, Maire de Sulzheim

- Markus Conrad, Verbandsbürgermeister de la VG Wörrstadt (Président de la communauté de communes en Allemagne)

 

 

Damien Barrier

Président du Comité d’échange d’Erve et Charnie / Sulzheim

 

Tout d’abord, merci à la chorale de Sulzheim pour cette magnifique prestation. C’est toujours avec beaucoup d’émotions que nous assistons à vos prestations de très grande qualité. Vous êtes tout simplement à la hauteur de l’évènement que nous fêtons aujourd’hui.

 

50 ans après le premier échange entre le Canton de Ste-Suzanne et Sulzheim, j’ai l’honneur, le privilège mais surtout l’immense bonheur en tant que Président du comité d’échange, aujourd’hui, d’être l’un des témoins de ces formidables années. Qui l’eût cru ! Jean-Daniel Barrier, le 1er Président de ce jumelage me disait il y a peu « à l’époque, organiser un jumelage 20 ans après la guerre, nous avait attirés quelques critiques et des réticences.  On nous avait dit, çà ne durera qu’un an ou deux votre jumelage ». Aujourd’hui, nous sommes tous là pour fêter son cinquantenaire, le plus ancien jumelage franco-allemand de la Mayenne. Il y a eut plus de 60 échanges officiels (nous organisons cette année le 62ème) entre nos communes. Et il y en aura bien d’autres. Au-delà de cela, combien d’histoires d’amitiés, même d’amour….

Ce jumelage a une vraie histoire, humaine. Ce jumelage a une âme. Dans ce qu’il y a de plus de terrible, la guerre, l’homme nous montre qu’il est capable du pire mais aussi du meilleur. Aujourd’hui, tout nous semble évident d’être des amis. Imaginez pourtant un seul instant la vie et le contexte d’il y a 75 ans. Il en a fallu du courage.

 

Aujourd’hui, je souhaite rendre donc hommage à Victor Julien pour avoir su reconnaitre, en période de guerre, que la souffrance n’était pas uniquement du côté du pays occupé, que la population locale n’était qu’une victime.

Hommage également à la famille Steeg qui a fait preuve d’une grande humanité malgré tous les risques qu’elle a pris. Sans eux, nous ne serions pas là aujourd’hui. Tout ce que nous vivons aujourd’hui provient de la bienveillance que chacun a pu apporter à l’autre.

 

Victor Julien et Adam Becker (gendre de Mme Steeg) sont devenus les fondateurs de ce jumelage. Ils l’ont porté mais beaucoup y ont aussi contribué. Je voudrais les remercier. Je pense en particulier à

-          Jean-Daniel Barrier, présent dès le 1er échange, Président de 1973 à 2002.

-          Régis Lefeuvre, Président de 2002 à 2009

-          Jean Croissant, qui a beaucoup œuvré dans l’ombre.

-          Jean-Pierre Morteveille, présent au tout 1er échange également.

-          Son père, Louis et Mr Bouteloup, à l’époque Maire de St Pierre ont été aussi des précurseurs.

Côté allemand, regrettant qu’il ne puisse être parmi nous, Werner Mergel, qui a été de tous les échanges jusqu’en 2014. Klaus Ohl et Hans Dick. Egalement, les Maires, Mr Adam Schmitt, Peter Wolf, Gudrun Kayer, Ulf Baasch.

 

Je suis heureux de voir qu’aujourd’hui encore beaucoup d’entre nous manifestent leur intérêt pour cet échange. Je remercie en particulier, Markus Conrad, Verbandsbürgermeister de la VG Wörrstadt de nous avoir fait l’honneur de venir pour la première fois dans notre région. Merci Markus. Je remercie Ulf Baasch maire de Sulzheim et Gudrun Kayser son prédécesseur.

Je salue également les présences de notre député, Mr Guillaume Chevrollier, et tous les maires, Jean-Pierre Morteveille, Arlette Leutellier, Claude Derouard, Joëlle Blanchard, Régis Lefeuvre, Bernard Morice, Jacqueline Lepage et Solange Schlegel.

Et puis, aujourd’hui, les 4 enfants de Victor Julien et le fils d’Adam Becker et leurs familles respectives sont présents ce soir. J’en suis très heureux.

 

Je tiens à remercier l’harmonie de Ste-Suzanne pour l’interprétation des hymnes ce soir, mais pas seulement. Merci pour votre superbe animation samedi dernier (ainsi qu’à la Banda Suzanne). Vous avez apporté votre part de festivités à ce week-end particulier et exceptionnel. Et puis, vous vous êtes bien associés hier, également, en intégrant la chorale à votre concert de printemps et en jouant ce morceau commun. C’est tout un symbole.

 

Merci à nos familles d’accueil, vous savez, sans qui ce week-end serait difficilement réalisable. Merci pour votre disponibilité et votre engagement mais je pense que vous le faites avant tout avec votre cœur.

 

Merci également à la municipalité de Vaiges qui nous a formidablement accueillie vendredi soir et pour la mise à disposition des salles pour nous retrouver. Remerciement également à la commune de Ste-Suzanne-et-Chammes pour la salle des fêtes et globalement merci aux communes d’Erve et Charnie qui nous ont aidées dans ce projet (Thorigné en Charnie, Torcé Viviers, Blandouet-St-Jean, St-Georges-le Fléchard, Saulges, Vaiges, Ste-Suzanne-et-Chammes).

 

Pour finir, je voudrais remercier tous les membres de notre conseil d’administration (et leurs conjoints) qui se donnent sans compter depuis des mois pour l’organisation de ce week-end. Je les invite à venir me rejoindre et je vous demande de les applaudir. Merci à eux. Je vous souhaite une agréable soirée et vive notre jumelage.

 

Discours Jean-Pierre Morteveille

Maire de Sainte-Suzanne-et-Chammes

 

Mesdames, Messieurs, chers amis,

J’ai des convictions européennes fortes depuis 1965.

J’ai participé aux toutes premières heures du jumelage au printemps 1967 à la demande de Victor Julien et de mon père, alors maire de Ste-Suzanne : j’étais chargé de « recruter » des jeunes du village parlant un peu allemand ou anglais- et de trouver les premières familles d’accueil.

Le premier voyage des jeunes de Sulzheim en juillet, puis mon premier séjour à Sulzheim en décembre 1967, me laissent encore des souvenirs très puissants, et des amis de 50 ans...

Nous n’étions alors que 22 ans après la fin de la seconde guerre mondiale. Et seulement 4 ans après le Traité de l’Élysée signé par Konrad Adenauer et Charles de Gaulle mettant fin à une rivalité séculaire et scellant la réconciliation franco-allemande. Celle-ci constituait un évènement historique et humain qui transformait profondément les relations entre les deux peuples. Nous étions les premiers en Mayenne à sceller un jumelage avec un village allemand. J’en suis très fier.

En s’appuyant sur la jeunesse de nos villages, Adam Becker et Victor Julien s’inscrivaient dans le droit fil de cet élan ouvert par Jean Monnet et Robert Schuman, sur cette Europe basée sur la Paix. Avec Werner Mergler et Jean-Daniel Barrier, Ils organisaient certes des voyages de découverte et de festivités, mais basés sur la notion de cette Paix retrouvée, d’Amitié durable et de Valeurs communes. Et l’on ne perdait pas une occasion de rappeler ces valeurs.

Dans le contexte d’aujourd’hui, après le Brexit et avec la montée d’un ressentiment anti-européen en France comme dans d’autres pays, d’un Euro-scepticisme très tendance, on peut avoir des craintes pour l’avenir.

L’Europe institutionnelle s’est cantonnée à l’économie et à la gestion du mondialisme, qui ne synthétise pas, à mon sens, l’Alpha et l’Omega des Valeurs humaines. Elle s’est engluée dans les groupes de pressions, les lobbies et les normes. Elle ne sait plus communiquer sur ses Valeurs. Elle a perdu le Sens, -ça fait ringard-, et tout le monde s’habitue à cela.

L’idéal européen est en panne, nous sommes à un moment de doute, alimenté par les replis sur soi nationalistes. J’ai donc des craintes en tant que Citoyen par rapport à une construction européenne devenue laborieuse et rendue très complexe en raison de la technocratie, du nombre et de la diversité de pays participants.

Pourtant, avec la mondialisation, nous avons encore plus besoin d’Europe aujourd’hui, et pas uniquement dans le domaine économique. L’Union Européenne a un rôle à jouer dans les nouveaux défis qui sont apparus (terrorisme, environnement, monde du travail, migrations,..).

Il est de bon ton, aujourd’hui, de ne pas s’impliquer, et de s’en tenir à des discours convenus ou des banalités insignifiantes. Voire de se mettre la tête dans le sable avec cette « prudence » de bon aloi qui génère l’impuissance et le déshonneur.  Eh bien moi, bien que cela n’ait aucun impact !, pour l’Europe j’affirme mes convictions : je suis pour une Europe forte, basée sur l’intérêt des citoyens, reconstituée à partir de la Paix durable et de l’amitié franco-allemande et des 4 autres pays fondateurs, basée sur des accords multilatéraux avec les pays arrivés après. Oui, une Europe à deux vitesses car nous n’avons pas su la faire fonctionner à 28 et qu’il faut réagir. Je suis contre la recherche à outrance de l’unanimité des normes, sur tout et n’importe quoi. Je suis pour une Europe fédérale forte, avec une représentation qui pèse au niveau mondial, ou alors nous n’existerons plus sur la scène internationale.

L’Europe s’est déconnectée de ses citoyens. On la sentait portée par Adenauer et de Gaulle, Giscard et Schmidt, Kohl et Mitterrand, ou Jacques Delors. On se sentait tirés vers le haut.  On pouvait identifier l’Europe. Aujourd’hui, qui peut répondre à la question :  qui dirige l’Union européenne ?  Quel citoyen peut citer Donald Tusk à la tête du Conseil européen,  Jean-Claude Juncker à la Commission européenne, Antonio Tajani  au Parlement, Federica Mogherini, qui est depuis 3 ans Haut Représentant de l’Union pour les affaires étrangères ?

A la tête de l’Europe, je rêve de visionnaires et d’humanistes, pas de politiciens ni de banquiers éventuellement issus de paradis fiscaux.

Les pères fondateurs de l’Europe ont su nous donner l’élan, et nos jumelages étaient confortés par ce cadre mobilisateur. Je suis résolument favorable à une redéfinition du fonctionnement de l’Europe pour qu’enfin on redonne aux jeunes un espoir et des perspectives d’avenir positives.

Les jumelages avaient du Sens, il ne faut pas le perdre.

Bon anniversaire au jumelage Canton de Ste-Suzanne- Sulzheim, Merci à ses fondateurs, à ses animateurs actuels, aux municipalités successives qui l’ont soutenu.

Et Tout mon espoir pour les 50 ans qui viennent !

 JP. Morteveille 17/04/2017

 

Discours Ulf Baasch

Maire de Sulzheim

 

Chers invités d’honneur, Mesdames, Messsieurs, chers amis français

50 ans de jumelage et temps passé ensemble, ce n’est pas rien. Nous pourrions dire que nous fêtons nos noces d’or.

Revenons un petit peu en arrière :

Après trois guerres, qui ont causé beaucoup de souffrances dans nos peuples, nous vivons ensemble en paix et ce depuis trois générations. La pais est la condition essentielle pour une amitié. Cette amitié a été constituée il y a 50 ans par Victor Julien et Adam Becker – un jumelage qui a un but de garantir ensemble la paix et l’entente entre les peuples. Ainsi les bases sont posées pour que ces guerres ne se reproduisent plus.

Nous avons résumé et documenté ces 50 dernières années dans un petit livret. Il est impossible de présenter l’ensemble des petites rencontres qui ont eu lei à titre privé mais je pense que nous avons réussi à récapituler l’histoire du jumelage. Je souhaite tout particulièrement à remercier Gudrun Kayser pour les textes et photos de ce livret mais surtout pour son travail de rédaction et de mise en page.

De nombreuses personnes ont marqué notre jumelage pendant des décennies. Il ya tout d’abord les fondateurs Victor Julien et Adam Becker, ensuite du côté français les présidents du comité d’échange Jean-Daniel Barrier, Régis Lefeuvre et actuellement Damien Barrier. Du côté allemand, je souhaiterais citer Werner Mergel, qui ne peut malheureusement pas être présent parmi nous pour raisons de santé, Gudrun Kayser ainsi que Klaus Ohl.

30 rencontres à Sulzheim et 30 rencontres à Sainte-Suzanne ont eu lieu au cours de ces 50 années. La moitié de ces échanges étaient des rencontres de jeunes. Il est nécessaire de les encourager pour que « notre » relève soit assurée pour les prochaines décennies. Il est impossible de nommer tous ceux qui sont toujours prêts à donner un coup de main pour l’organisation et ceux qui sont toujours prêts à accueillir des familles. Ce sont eux les fondations de cette amitié. Nous vous remercions pour votre engagement.

Il y a des liens d’amitiés très forts entre certaines familles, qui parfois ce sont même terminés par un mariage. J’ajouterais : en espérant que ce ne soit pas le dernier !

Enfin, je souhaiterais profiter de l’occasion pour inviter nos amis français le premier week-end de mai de l’année prochaine lors de la kermesse de Sulzheim et pour la deuxième partie des festivités.

Laissez-moi exprimer un souhait personnel :

Aidez-nous à ce que pour les prochaines élections en France mais aussi chez nous, ce ne soit pas ceux qui veulent renoncer à L’Europe qui soient élus.

Conservons notre Europe et développons-là ensemble.

Vive notre amitié – qu’elle dure encore longtemps.

Traduction : Elise Brunet

 

Discours Markus Conrad

Verbandsbürgermeister de la VG Wörrstadt (président de la communauté de communes)

 

Depuis quelques temps déjà, je suis invité personnellement à veni participer à ce jumelage avec Sulzheim. Cette fois, j’ai pu venir, et je suis heureux de découvrir enfin cette magnifique région et Ste-Suzanne. Je tiens donc à vous remercier de nouveau pour cette invitation, ce programme parfait et cet excellent accueil.

Merci beaucoup.

En tant que représentant de notre communauté de communes, à laquelle appartient Sulzheim, j’aimerais  vous présenter aussi notre région. La communauté de communes de Wörrstadt regroupe 12 communes et une ville. Celà représente 30.000 habitants.

En termes d’équipements, nous avons beaucoup de jardins d’enfants (genre de maternelle), des écoles : du primaire au collège, plus de 200 associations, des salles de sports et de loisirs et une piscine de plein-air.

Dans nos différentes zones artisanales, de nombreuse sociétés sont actives dont Juwi, qui est connu aussi en France pour avoir implanté des éoliennes et sources d’énergies renouvelables.

Mais notre région est aussi reconnue pour sa viticulture et son agriculture. Sur les 11.000 hectares de nos communes, 2.600 sont affectés à la viticulture et 6500 à l’activité céréalière, principalement. Au total, plus de 80% sont dédiés à l’agriculture. En revanche, nous n’avons pratiquement pas de forêt. Ceux qui sont déjà venus dans notre région le savent bien.

 Beaucoup de nos communes sont jumelées avec une commune française. Mais l’amitié qui vous lie avec Sulzheim est assez singulière dans notre Communauté de communes. En effet, en général, nos communes sont jumelées avec des communes bourguignonnes, en raison notamment du jumelage qui existe entre nos régions : la Rhénanie-Palatinat et la Bourgogne. Ou alors certaines de nos communes sont jumelées avec des communes alsaciennes ou lorraines en raison de la proximité géographique.

Cette relation avec Sulzheim, qui a aussi des raisons historiques, est unique dans notre région.

Cette amitié entre Sulzheim et Ste-Suzanne (et sa région) existe désormais depuis 50 ans.

Un jumelage, qui s’est formé dans des conditions bien particulières, est dynamique et le restera encore longtemps. C’est un jumelage bien ancré dans les esprits de nos habitants, aussi bien chez les jeunes que les plus anciens. Ce n’est pas seulement un jumelage écrit sur le papier. Et c’est à vous tous qu’on le doit, et pour cela, je vous en remercie très chaleureusement. Ce n’est pas forcément une évidence.

Quand je regarde ici autour de moi, je n’ai pas d’inquiétudes pour l’avenir de ce jumelage. Il y a beaucoup de jeunes gens, très engagés, qui se rencontrent régulièrement et se connaissent. Ce jumelage continuera, se renouvellera et perdurera. C’est important.

Car, chers amis, nous vivons actuellement une période quelque peu turbulente, aussi bien pour nos 2 pays, qu’en Europe et même dans le monde.

Le monde devient toujours plus complexe avec ses exigences auxquelles nous devrons faire face.

Beaucoup aspirent à des solutions simples et à la portée de tous incitant au repli sur soi et sa propre  patrie.

 Mais ces solutions simples n’existent pas et n’existeront plus à l’avenir. Il est donc très important de ne pas tomber dans le piège des discours accrocheurs de certains politiciens ou différents groupuscules. Car les idées qu’ils véhiculent ne sont pas la solution sur le long terme.

Justement, nous allemands et français savons de quoi nous parlons.

Cette année, nous tracerons les lignes pour un avenir, bon ou mauvais, de nos 2 pays.

En France comme en Allemagne, nous nous soumettrons au destin des urnes. De ces élections, dépendra l’avenir de l’Europe et de notre Union européenne dont l’amitié franco-allemande fût un moteur prépondérant pendant plus d’un demi-siècle.

Chez nous, actuellement, le journal régional –die Allgemeine Zeitung- publie régulièrement des articles sur l’amitié franco-allemande avec le titre „verlass mich nicht“ „ne me quitte pas“ – .

Un témoin allemand et un témoin français décrivent chacun leur relation personnelle avec son pays voisin ; Au final, ils donnent toujours une opinion positive de notre amitié et de l’Europe.

Je trouve très bien et important, qu’en Allemagne également, nous affichions une position claire, que nous montrions l’importance de ces élections pour notre amitié et nos actions communes pour l’Europe.

Aujourd’hui, nous tous, portons l’entière responsabilité pour l’avenir de nos enfants et petits-enfants.

Pour les pays souhaitant faire cavalier seul et une Union Européenne affaiblie, l’Europe ne pourra plus jouer son rôle dans le monde, tant politique qu’économique.

En arrière plan de notre histoire commune vieille de plusieurs siècles, tant dans les moments positifs que négatifs, nous devons rester vigilants. Nous devons défendre ardemment les valeurs et la liberté que nous avons acquises depuis des décennies qui nous semblent être une évidence aujourd’hui.

 Nous devons défendre ensemble notre démocratie, notre ouverture et notre tolérance ainsi que les acquis suite à la révolution française.

Nous nous devons de nous impliquer chaque jour pour défendre notre modèle de société. C’est la meilleure réponse au populisme.

Pour continuer à vivre dans une Europe en Paix,  tolérante et ouverte, il est particulièrement important de se connaître et de se comprendre mutuellement. Et c’est seulement  ainsi, que nous aurons une paix durable, la liberté et le bien-être en Europe.

C’est la raison pour laquelle les rencontres et les jumelages sont importants. Nos deux peuples ont montré que cela fonctionne. L’Allemagne et la France ne sont pas uniquement devenues d’importants partenaires politiques et commerciaux mais ont montré avant tout comment les hommes se sont rapprochés, se sont réconciliés et se sont alliés.

Amitié au-delà des frontières, c’est aussi ce que symbolise ce jumelage.

Chers amis,

je souhaite terminer par une citation de Paul Mommertz, un écrivain allemand du 20ème siècle. On pourrait traduire sa citation ainsi :  

„L’amitié se caractérise par le fait que plus on se parle et plus on a de choses à se dire. »

 

En ce sens, je vous souhaite à tous une très belle soirée et des conversations captivantes.

 

Vive la France, vive l’Allemagne et vive notre Europe commune.

Merci pour votre attention.

 

Traduction : Damien Barrier

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20/04/2017
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